4,8 | 5
-10% en vous abonnant à la newsletter ! 🎉
L’Aube (10) est un véritable terrain de jeu pour les passionnés d’urbex, offrant des sites abandonnés fascinants. Des châteaux en ruine aux usines désertées, chaque lieu raconte une histoire oubliée. Ces spots, empreints de mystère et de frissons, attirent ceux qui aiment explorer l’inconnu. Que ce soit pour capturer des photos saisissantes ou pour l’aventure, l’Aube a tout pour séduire les amateurs d’exploration urbaine.
Département champenois souvent traversé sans s’arrêter, l’Aube (10) est pourtant une très belle surprise pour l’exploration urbaine. Troyes, ancienne capitale de la bonneterie française, a laissé derrière elle des ateliers textiles entiers ; la campagne auboise, elle, égrène manoirs endormis, moulins industriels, écoles fermées et fermes aux volets clos. Loin des circuits saturés, l’urbex dans l’Aube se pratique dans une atmosphère tranquille, entre vignes de la Côte des Bar et grands lacs de la forêt d’Orient.
Au XIXe siècle et jusque dans les années 1960, Troyes est la capitale française de la maille : des dizaines de bonneteries font tourner l’agglomération, employant des milliers d’ouvrières et d’ouvriers. De grandes marques textiles y sont nées avant que la concurrence internationale ne ferme les ateliers les uns après les autres. Si beaucoup de bâtiments ont été reconvertis en magasins d’usine ou en logements, d’autres attendent encore, machines et bobines en place. C’est le cœur de l’urbex à Troyes : sheds de briques, ateliers à étages, cheminées d’usine. Autour, le département ajoute ses propres décors — château abandonné caché dans un parc, gares déclassées d’anciennes lignes rurales, moulins au fil de la Seine et de l’Aube.
| Ville | Population (approx.) | Intérêt urbex |
|---|---|---|
| Troyes | ≈ 61 000 hab. | Bonneteries, ateliers textiles, bâtiments hospitaliers désaffectés |
| Romilly-sur-Seine | ≈ 14 000 hab. | Passé bonnetier et cheminot, manoirs des environs |
| Saint-André-les-Vergers | ≈ 13 000 hab. | Périphérie troyenne, friches artisanales |
| La Chapelle-Saint-Luc | ≈ 12 500 hab. | Zone industrielle historique de l’agglomération |
| Sainte-Savine | ≈ 10 500 hab. | Ateliers de maille et maisons ouvrières |
| Nogent-sur-Seine | ≈ 6 000 hab. | Moulins et bâtisses au bord de la Seine |
| Bar-sur-Aube | ≈ 5 000 hab. | Bâtisses viticoles de la Côte des Bar |
| Bar-sur-Seine | ≈ 3 000 hab. | Rurex entre vignoble et forêt |
Pour une première exploration, la bonneterie abandonnée reste la valeur sûre : lisible, spectaculaire, chargée d’histoire ouvrière, elle pardonne mieux les débuts qu’un manoir fragile. Les explorateurs aguerris viseront plutôt le Château du Loup, près de Troyes, pour son ambiance aristocratique en décomposition — mais sa notoriété impose une discrétion absolue. Entre les deux, le Manoir des Clefs, vers Romilly-sur-Seine, offre un bon compromis : moins couru, très photogénique, à condition de respecter des planchers vieillissants. Trois lieux, trois ambiances : industrielle, châtelaine, bourgeoise — l’Aube en résumé.
Première étape : notre carte urbex, qui référence des spots dans tout le département et au-delà. Ensuite, place au terrain : dans l’agglomération troyenne, longez les anciens quartiers bonnetiers et repérez sheds et cheminées sur les vues satellite ; en campagne, les allées plantées menant à un parc à l’abandon trahissent souvent un manoir oublié. La presse locale auboise signale régulièrement usines fermées et bâtiments en déshérence, et les communautés d’explorateurs du secteur échangent leurs découvertes — généralement en privé, pour protéger les lieux du pillage. Patience et recoupement valent mieux que n’importe quelle liste d’adresses.