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Le Piémont mêle friches industrielles, villas abandonnées, châteaux oubliés et anciens hôtels de montagne. De Turin aux collines d’Asti, cette région italienne offre des explorations variées, entre patrimoine industriel et demeures aristocratiques déchues. Préparez votre lampe et partez avec prudence ! ️
Entre les Alpes, la plaine du Pô et les collines viticoles des Langhe, le Piémont offre un terrain très varié pour l’exploration urbaine. L’urbex piémont mêle grandes friches industrielles autour de Turin, villas aristocratiques oubliées près d’Asti, châteaux ruraux, hôtels fermés et traces militaires dans les vallées alpines. La région est vaste, frontalière de la France et de la Suisse, et demande donc une préparation sérieuse : distances, accès de montagne, météo et état réel des bâtiments peuvent changer très vite.
Le Piémont a longtemps été l’un des moteurs économiques de l’Italie du Nord. Turin, capitale du royaume de Sardaigne puis première capitale de l’Italie unifiée en 1861, devient au XXe siècle une ville-usine avec l’automobile : Fiat est fondée en 1899 et le Lingotto, inauguré dans les années 1920, symbolise cette puissance industrielle. Plus au nord, Ivrea est marquée par Olivetti, créée en 1908, dont la ville industrielle du XXe siècle est reconnue pour son urbanisme. Biella s’est développée autour du textile lainier, tandis que Novara et Vercelli conservent un patrimoine lié au riz, aux moulins, aux entrepôts et aux lignes ferroviaires. Dans les vallées alpines, casernes, forts, colonies de vacances et sanatoriums rappellent l’importance stratégique et climatique de la région. Ce mélange explique la densité de lieux abandonnés dans le Piémont, du bâtiment bourgeois discret à la friche massive.
Les grandes villes ne donnent pas toujours les meilleures adresses, mais elles aident à comprendre où se concentrent les friches, les infrastructures et les anciens bassins d’emploi.
| Ville | Population (approx.) | Intérêt urbex |
|---|---|---|
| Turin | ≈ 850 000 hab. | Friches industrielles, ateliers, anciens sites automobiles et bâtiments publics délaissés |
| Novara | ≈ 100 000 hab. | Entrepôts, silos, infrastructures ferroviaires et patrimoine agricole de la plaine |
| Alessandria | ≈ 92 000 hab. | Casernes, bâtiments logistiques, anciennes usines et quartiers en mutation |
| Asti | ≈ 74 000 hab. | Villas, domaines viticoles oubliés et demeures bourgeoises |
| Moncalieri | ≈ 56 000 hab. | Périphérie turinoise, zones artisanales et grandes propriétés anciennes |
| Cuneo | ≈ 55 000 hab. | Portes des vallées alpines, casernes, colonies et bâtis ruraux isolés |
| Collegno | ≈ 49 000 hab. | Anciens complexes institutionnels, périphérie industrielle de Turin |
| Rivoli | ≈ 48 000 hab. | Franges urbaines, villas, dépendances et sites en reconversion |
Le meilleur choix dépend de votre profil. Pour une ambiance élégante et accessible aux photographes, la villa abandonnée d’Asti représente bien l’urbex piémontais : architecture lisible, décor intime et environnement rural. Pour un rendu plus spectaculaire, le palace abandonné du nord du Piémont offre davantage de volumes, avec halls, couloirs et escaliers, mais demande plus de vigilance sur la surveillance et l’état des planchers. Les amateurs de patrimoine préfèreront le Castello dei Conti ou le château de Palazzo Valgorrera, plus historiques, mais souvent plus sensibles car proches de villages ou de propriétés privées. Dans tous les cas, privilégiez l’observation, la photo et le respect du lieu.
Commencez par la carte urbex pour repérer les zones actives, puis croisez avec la presse locale italienne : ventes aux enchères, faillites d’hôtels, usines fermées, projets de réhabilitation ou incendies signalent souvent des sites intéressants. Autour de Turin, cherchez les anciennes zones industrielles et ferroviaires ; vers Asti et Cuneo, ciblez les villas, fermes et hameaux ; vers Biella, les traces textiles. Les vues satellite aident à repérer toitures effondrées, cours envahies et parkings vides, mais le terrain reste indispensable. Ne demandez pas seulement des coordonnées : documentez l’histoire, vérifiez les accès publics et acceptez de renoncer si le lieu est habité, gardé ou fermé.