4,8 | 5
-10% en vous abonnant à la newsletter ! 🎉
Le département de la Somme (80) regorge de sites urbex captivants. Des châteaux historiques en ruine aux anciennes usines et hôpitaux abandonnés, ces lieux offrent un décor parfait pour les amateurs d’exploration urbaine. Ces endroits fascinants témoignent de l’histoire locale tout en étant empreints de mystère. Chaque site présente une expérience unique, immergeant les visiteurs dans un passé figé par le temps. Explorez avec précaution et respect pour les lieux. ️
Traversée par les cicatrices de la Grande Guerre et par les vestiges d’un empire textile disparu, la Somme (80) est l’un des départements les plus denses des Hauts-de-France en lieux abandonnés. Manoirs perdus au bout d’une allée, hôpitaux désaffectés, gares de marchandises envahies par la végétation, usines de jute silencieuses dans la vallée de la Nièvre : l’exploration urbaine y trouve une matière historique exceptionnelle, entre Amiens, Abbeville et le plateau picard.
La Somme, avec ses paysages variés et son riche passé historique, est un terrain propice à l’exploration urbaine. Deux héritages dominent. Le premier est militaire : la bataille de la Somme, du 1ᵉʳ juillet au 18 novembre 1916, a bouleversé tout l’est du département, et la reconstruction des années 1920 a laissé un bâti reconnaissable, tandis que la Seconde Guerre mondiale a semé blockhaus, dépôts et installations de lancement dans les campagnes. Le second est industriel : la vallée de la Nièvre et la région d’Amiens ont vécu du textile, du velours de coton aux immenses filatures de jute de Saint-Frères, à Flixecourt et alentour, qui employèrent des milliers de personnes avant de fermer dans les années 1970 et 1980. S’y ajoutent les sucreries, les ateliers de serrurerie d’Abbeville et l’immense gare de triage de Longueau. Des vestiges de l’industrie textile aux châteaux en ruine, chaque site raconte une histoire unique, offrant aux passionnés d’urbex une immersion totale dans des endroits oubliés.
Il se distingue par son architecture néoclassique et son état de délabrement avancé, offrant une atmosphère mystique propice à la photographie. Façade à colonnes, escalier d’honneur et pièces vidées composent l’un des décors les plus prisés des explorateurs du secteur. Comme pour toute demeure de ce type, l’étage est la zone la plus risquée.
Avec ses salles de soins désertées et son matériel médical rouillé, cet ancien établissement plonge les visiteurs dans une ambiance chargée d’histoire médicale. Les couloirs, les chambres et les blocs y sont restés en place, ce qui en fait un site particulièrement évocateur — et particulièrement fragile. Masque anti-poussière indispensable.
Autrefois point central du transport ferroviaire régional, elle est aujourd’hui envahie par la nature, créant un contraste saisissant entre l’industrie et la végétation. Attention : les emprises ferroviaires en service voisinent avec les parties désaffectées et sont strictement interdites d’accès.
Datant de la vague de constructions standardisées des années 1970-1980, cette piscine à coque circulaire est un exemple parfait de lieu où le temps semble s’être arrêté : bassin vide, vestiaires alignés, verrières opaques. Un décor géométrique très recherché en photographie.
Autre classique du département, cette demeure abandonnée des environs d’Amiens doit sa réputation à ses volumes et à ses décors partiellement conservés. Elle a beaucoup souffert de sa notoriété : ne rien toucher, ne rien déplacer, ne pas diffuser sa localisation.
Autour de Flixecourt, l’ancien empire du jute a laissé de vastes bâtiments industriels en brique, des cheminées et des cités ouvrières entières. C’est le témoignage le plus impressionnant du passé textile picard. Plusieurs bâtiments sont reconvertis ou sécurisés : observez, photographiez, ne forcez rien.
| Ville | Population (approx.) | Intérêt urbex |
|---|---|---|
| Amiens | ≈ 134 000 hab. | Friches textiles, équipements publics et bâtiments de santé |
| Abbeville | ≈ 23 000 hab. | Ateliers, entrepôts et châteaux des environs |
| Albert | ≈ 9 700 hab. | Patrimoine de la Grande Guerre et sites industriels |
| Péronne | ≈ 7 400 hab. | Vestiges militaires et bâti reconstruit délaissé |
| Corbie | ≈ 6 200 hab. | Anciennes usines de bord de Somme |
| Doullens | ≈ 5 700 hab. | Établissements de soins et bâtiments institutionnels |
| Longueau | ≈ 5 700 hab. | Emprises ferroviaires et hangars désaffectés |
| Ham | ≈ 5 000 hab. | Hôpital abandonné et friches de bord de canal |
| Flixecourt | ≈ 3 000 hab. | Filatures de jute et cités ouvrières |
L’attrait unique de l’urbex dans la Somme réside dans la diversité de ses sites et la richesse de leur histoire. Chaque exploration offre des frissons garantis, que ce soit en découvrant un patrimoine abandonné ou en s’immergeant dans une ambiance mystique. La superposition des couches — bâti d’avant 1914, reconstruction des années 1920, industrie textile du XIXᵉ siècle, équipements publics des Trente Glorieuses — donne au département une profondeur historique que peu d’autres possèdent.
Le Château de Plessier-Huleu et le Manoir du Procureur se disputent la première place chez les amateurs de demeures abandonnées : décors néoclassiques, volumes généreux et une atmosphère qui rend admirablement en photo. Ce sont les meilleurs choix pour découvrir l’urbex samarien. Pour une ambiance plus dure, l’hôpital abandonné de Ham offre l’immersion la plus forte du département, mais il s’adresse à des explorateurs équipés et conscients des risques sanitaires. Les amateurs de formes et de géométrie préféreront la Piscine Tournesol d’Amiens, unique en son genre, tandis que les passionnés d’histoire industrielle iront vers les filatures de la vallée de la Nièvre, spectaculaires même vues de l’extérieur.
Partez de notre carte urbex pour identifier les concentrations de positions entre Amiens et Abbeville, puis contrôlez chaque point en vue satellite : sur le plateau picard, une ferme en carré à la toiture effondrée, un parc de château retourné à la friche ou une halle sans vitrage sautent aux yeux, surtout en hiver. La presse régionale suit de près les bâtiments en péril, les reconversions de friches textiles et les ventes de domaines, avec des repères datés très utiles. Les archives départementales et les inventaires du patrimoine industriel documentent précisément les filatures Saint-Frères, les sucreries et les emprises ferroviaires. Les cartes anciennes, enfin, révèlent gares, moulins et installations disparues des cartes actuelles.